Dans une communication à la mi-février, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) précise son intention de présenter très prochainement au gouvernement une nouvelle proposition de Tarif d’utilisation des réseaux publics d’électricité (Turpe 3).
Une nouvelle version rendue nécessaire par la décision du gouvernement de retoquer la proposition précédente du régulateur. Les ministres concernés acceptaient bien l’idée d’une « horo-saisonnalité » des tarifs, mais ils souhaitent que ces derniers varient plus fortement en fonction de la période pendant laquelle l’électricité est consommée « pour contribuer à une meilleure efficacité énergétique dans les consommations d’électricité ». En résumé : faire payer plus cher l’acheminement d’électricité pendant les périodes de pointe, afin d’inciter les consommateurs à restreindre leurs demandes. Par ailleurs, dans sa nouvelle version, la CRE indique qu’elle tiendra aussi compte des récentes tempêtes. Les « nombreuses coupures d’électricité » intervenues à la suite d’intempéries ces dernières semaines confirment « la nécessité d’une augmentation sensible des investissements sur le réseau de distribution », estime en effet la Commission de régulation de l’énergie. C’est pourquoi elle a décidé « de mettre en place un groupe de travail » afin « de faire le point sur l’ensemble des besoins de réhabilitation du réseau de distribution d’électricité », précise-t-elle. Et de rappeler que la qualité de la fourniture d’électricité sur le réseau électrique français s’est nettement dégradée depuis quelques années, le temps annuel moyen de coupure longue (plus de 3 minutes) passant à 94,4 minutes en 2006 contre 63,7 minutes en 2004, selon la CRE.