Dominique Maillard, le président de RTE, a inauguré début avril la nouvelle ligne 400 000 volts (kV) à deux circuits entre Lyon et Chambéry.
Un ouvrage de 75 km visant à renforcer ce qui constituait une faiblesse dans le réseau électrique rhônalpin, le sécurisant ainsi en cas de défaillance d’autres lignes, et enfin, en optimisant son exploitation. Construite en 1953, l’ancien tracé de la ligne reliant la vallée du Rhône et l’est de la région Rhône-Alpes (des « postes » de Chaffard à Grande Ile) avait une capacité de transit très inférieure à celle des autres ouvrages 400 kV auxquels elle était reliée. Elle ne possédait qu’un seul circuit à 400 kV et sa capacité était de 1 000 MW, contre près de quatre fois plus pour les lignes plus récentes, à deux circuits. Un projet qui « répond à des impératifs d’intérêt général », a insisté D. Maillard.
En cas de défaillance sur le réseau rhônalpin, la faiblesse de Lyon-Chambéry risquait à tout moment de surcharger la ligne, et de provoquer des pannes en cascade. Les remèdes pris jusqu’alors par RTE ne pouvant qu’être souvent coûteux et complexes, son remplacement par une ligne à double circuit sécurise le réseau régional et améliore sérieusement l’exploitation des lignes régionales.
Le nouveau tronçon va également mettre à disposition des quatre centrales hydrauliques de l’est de la Région directement raccordées aux lignes 400 kV, un service adapté à leurs besoins notamment en termes de pompage et de turbinage. Ce vaste chantier a nécessité le remplacement de 150 pylônes 400 kV et a coûté quelque 118 millions d’euros. Au-delà de ces chiffres, c’est aussi un chantier exemplaire auquel s’est attelé RTE sur le plan de la concertation avec les parties prenantes. Sept années, avec un débat public, trois enquêtes publiques, 200 réunions, une lettre d’information régulière, ont été nécessaires pour parvenir à un tracé adapté et accepté par les riverains.