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ARCHIVES 2007
Avec le Grenelle, la France lance sa révolution énergétiqueRien ne sera plus comme avant. Achevé fin octobre, le Grenelle de l’environnement a bouleversé les façons de concevoir une politique publique dans notre pays.
D’abord, en faisant dialoguer, plusieurs mois durant, toutes les parties prenantes de la gestion de l’environnement : entrepreneurs, associatifs, élus, syndicalistes, représentants du gouvernement et des administrations. Acteur important du développement durable, le Groupe SUEZ s’est lui aussi activement mobilisé. Un groupe de travail de haut niveau a nourri la réflexion des groupes de discussion du Grenelle. Une réflexion également enrichie par les contributions personnelles des 66 000 collaborateurs de l’entreprise.
De ces longs échanges sont sortis plusieurs centaines de mesures qui devront être « mises en politique » au cours des prochains mois. Un projet de loi pourrait même être déposé sur le bureau de l’Assemblée nationale durant le premier semestre 2008. Dans son discours du 25 octobre, le Président de la République a indiqué ce que seraient les priorités gouvernementales. Avec un horizon fixé à 2020, la France entend coûte que coûte atteindre un objectif fixé au début de l’année par la commission européenne : diminution de 20% des émissions de dioxyde de carbone, amélioration de 20% de l’efficacité énergétique et disposer d’un parc suffisant pour que 20% de l’énergie consommée soit d’origine renouvelable. Parallèlement, Nicolas Sarkozy souhaite qu’à cette échéance, les constructions nouvelles soient à énergie positive. Autant d’éléments qui permettront aux ménages de voir le montant de leur facture énergétique « baisser de presque 40% ». En attendant, a rappelé le premier magistrat de France, il faudra aussi réformer le système européen d’échange de quotas d’émissions et réfléchir à la création d’une taxe carbone. Des propositions saluées par Al Gore, le tout nouveau prix Nobel de la paix.