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ARCHIVES 2008
Les tarifs d’accès au réseau de transport appelés à augmenterPour financer de lourds investissements, RTE milite pour une revalorisation du tarif d’accès à son réseau de transport. Une mesure qui devrait être appliquée au début de l’année prochaine.
Rares sont les occasions d’entendre le président du Réseau de transport d’électricité (RTE, le GRT français, ndlr) s’exprimer. Aussi, chacune de ses sorties est suivie avec attention par les médias et les professionnels. Le 4 mars dernier, Dominique Maillard était donc attendu. Le nouveau président de RTE devait, en effet, livrer les résultats du GRT. Des résultats plutôt ternes. A 4,126 milliards d’euros, le chiffre d’affaires progresse de 1,7%. « Une hausse qui s’explique principalement par l’accroissement des revenus des enchères aux interconnexions et par l’augmentation des recettes d’accès au réseau », a précisé Philippe Dupuis, directeur général adjoint en charge des finances. Les dépenses liées à l’exploitation du système progressent de 7%, à 938M€, en raison de la hausse des coûts de l’électricité achetée pour compenser les pertes. Etabli à 1,588 Md€, l’EBITDA s’accroît de 3 M€. Enfin, le résultat net après impôt progresse de 15 M€ et s’établit à 466 M€. Actualité transpyrénéenne oblige, Dominique Maillard a fait un point sur la nouvelle politique d’investissement de l’entreprise. « De 633 M€, en 2006, nous sommes passés à 773M€, l’an passé et cette croissance significative s’inscrit dans la durée », explique D. Maillard. RTE doit, en effet, poursuivre le plan de sécurisation de ses infrastructures, lancé en 2002, pour une durée de 15 ans. « Et, à mi-chemin, nous ne sommes pas en avance », déplore l’ancien DGEMP. Le GRT doit aussi commencer à pallier le vieillissement progressif de ses installations. « L’ossature de notre réseau a 25 ans d’âge moyen et nous ne voulons pas nous heurter à un mur dans les 5 à 10 ans qui viennent », rappelle D. Maillard. Et de fait, RTE prévoit d’investir 853 M€, cette année, 962 M€ en 2009, 1018 M€ l’année suivante et 987 M€ en 2011. Cette politique d’investissement ambitieuse sera financée, en partie par l’emprunt, mais surtout par une revalorisation du tarif d’accès au réseau. « Tout ceci suppose que le nouveau tarif nous permette d’assumer les dépenses d’investissement et de sécurisation des réseaux », a rappelé P. Dupuis. Un tarif qui, dans l’idéal pour RTE, devrait progresser autant que l’inflation. Rendez-vous au 1er janvier prochain, date probable de son entrée en vigueur.