Chaque année, le consultant NUS Consulting publie une étude sur l’évolution des prix de l’électricité dans 14 pays industrialisés, dont la France. L’année dernière, l’étude montrait qu’une baisse était intervenue dans nombre de pays.
Hélas, toutes les années ne se ressemblent pas. Ce n’est pas une découverte, mais 2007 sera caractérisée par une forte hausse des prix du baril. Cette inflation, on le voit à la lecture de la mercuriale établie par les statisticiens de NUS Consulting, a contribué à accroître le prix de l’électricité dans 13 pays sur les 14 du panel. L’Italie détient toujours la palme du pays le plus cher pour les entreprises (1 000 kW souscrits et 450 GWh minimum consommés, chiffres donnés aux 1er avril 2007 et 2008). Malgré une progression de 6,6%, l’Italie atteint les 12,57 centimes d’euros par kWh, devant l’Allemagne, où les prix ont bondi de 16,7%, à 11,51 ce/kWh. Berlin ravit ainsi la deuxième place du classement à Vienne, où les prix ne progressent « que » de 6,9% à 10,84 ce/kWh. Plus forte progression de l’année : la Suède, donnée l’an dernier comme « modèle », où les prix ont explosé de 40% pour atteindre cependant un « raisonnable » 6,88 ce/kWh, et donc passer de la 12e place du classement 2007 à la 8e en 2008. Également une excellente « performance » en la matière du Royaume-Uni, qui passe du 7e rang du tableau au 4e, avec un prix qui s’établit à 9,86 ce/kWh. Sur les cinq dernières années, la hausse a atteint les 136%.A noter que la Finlande, où l’électricité avait fortement baissé l’an dernier, enregistre un saut des factures de 31% entre 2007 et 2008, avec 6,81 ce/kWh, juste devant l’Hexagone où le prix de l’électron (6,48 ce/kWh) ne progresse que de 1,4% ; la France se postant en 10e position. Dans le bas du tableau, demeurent ainsi Australie (5,46 ce/kWh, malgré une hausse de 6,8%), Canada (4,51 ce/kWh), seul pays ayant enregistré un ressac de 0,4%.