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Le baril en chute libre

Au beau milieu de l’été, alors qu’il caracolait autour des 150 dollars pour le Brent de la Mer du Nord, le baril a entamé une chute mal maîtrisée par les pays producteurs avec l’OPEP en tête.

Mi-novembre, après deux ou trois tentatives pour enrayer cette chute (notamment de l’OPEP via une réduction de la production), le baril s’établissait vers les 50 dollars. La crise financière, menaçant l’économie « réelle » et faisant craindre une récession dont on commence à percevoir la pertinence, a fait reculer la demande alors que l’offre demeurait stable. Parallèlement, le prix du gaz dévissait lui aussi sur le marché à terme (futures) ; conséquence du lien, avec effet retard, de son indexation sur le prix du brut. Les prix de l’électricité sur les marchés (futures également) reculaient, eux aussi pour les achats à l’horizon 2009 à 2011. Une bonne nouvelle ? C’est loin d’être certain, car les investissements dans les infrastructures sont toujours à financer. En outre, pour l’agence Internationale de l’Énergie (AIE), dans son dernier opus prospectif et annuel (World Energy Outlook 2008), il ne fait pas de doute que le cours du baril de pétrole restera élevé. L’AIE pronostique un cours moyen de 100 dollars par baril, en termes réels, entre 2008 et 2015, de 120 $ au-delà et de 200 $ en 2030. Ce qui devrait peser sur la demande d’énergie, au moins sur celle des pays les plus gros consommateurs comme cela a été observé cette année aux Etats-Unis. Plus que jamais, la maîtrise de l’énergie demeure la priorité.

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