Ces dernières semaines, dans le cadre de la préparation du Grenelle de l’environnement (voir Flash Énergie n°9), les propositions ont fusé de toutes parts. Il y a quelques jours, la Fédération nationale des transporteurs routiers proposait de baisser les limitations de vitesse pour les… camions. Une façon de mieux faire accepter par les écologistes les futurs maxi poids lourds. A moins d’une semaine de la clôture des discussions des six groupes de travail thématiques, aucun programme ne semble être encore au point. Si la plupart des observateurs estiment que les exigences des anti-nucléaires n’ont que peu de chance d’aboutir [1], bon nombre d’entre eux considèrent que l’on devrait obtenir un accord sur le renforcement des normes thermiques des bâtiments. Récemment, le ministre d’Etat à l’écologie, Jean-Louis Borloo annonçait aussi un accord imminent sur le délicat sujet des organismes génétiquement modifiés. De même sur la protection de la biodiversité et la lutte contre le changement climatique. En revanche, le numéro deux du gouvernement Fillon n’a pu que constater le manque de consensus au sein du collège d’experts travaillant sur la difficile problématique « environnement-santé ». « Il faudra sans doute continuer » après le Grenelle a conclu le ministre.
[1] ne pas engager la construction du réacteur EPR à Flamanville, ndlr