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Accueil du site À vos côtés ARCHIVES 2007 Lexique : Puissance installée vs puissance disponible

Lexique : Puissance installée vs puissance disponible

Parce qu’être à vos côtés, c’est aussi vous expliquer comment les électrons arrivent chez vous, nous entamons un cycle de rappel et/ou d’approfondissement pour mieux connaitre l’énergie.

La puissance installée est-elle la puissance disponible ? Pas toujours ! Ainsi, la puissance installée est celle, théorique (ou encore nominale), issue de la conception même de la centrale, alors que la puissance disponible est celle véritablement utilisable. Pour une centrale thermique (toute installation entraînant une turbine alimentée par de la vapeur), ces deux notions se rejoignent. La puissance « disponible » est quasiment la puissance installée affichée lors de la conception, si l’installation fonctionne à pleine charge en combustible. Il n’en va pas de même pour les centrales hydrauliques, encore moins pour l’éolien ou le solaire.

Dans les centrales dites « au fil de l’eau » et dans les centrales de « retenue » (lac de barrage), c’est le débit du fleuve ou le taux de remplissage du lac, ainsi que la hauteur de chute qui fixent la puissance disponible. Ainsi, les centrales de la CNR sur le Rhône ont-elles une puissance disponible qui est fonction du débit... Et donc souvent différente de la puissance installée, ou encore appelée capacité nominale. Ainsi, même si la puissance installée est grande (supérieure à 100 MW), la puissance disponible peut se réduire à néant. Pour les installations au fil de l’eau, si le débit est trop faible, afin d’éviter le phénomène dit de cavitation (des bulles d’air dans les turbines) l’installation est stoppée. Si en revanche, le débit est trop fort, comme parfois en période de crue, la puissance disponible peut augmenter jusqu’à saturer les turbines et contraindre à un arrêt complet. Pour les centrales de barrage, dont le débit est le plus souvent constant, en cas de crue, la hauteur de chute peut se restreindre (à l’extrême, elle peut presque être nulle, si niveau aval et amont se rejoignent), entrainant une perte de puissance disponible. De même, pour l’éolien ou pour le solaire, la puissance disponible ne correspond à la puissance installée que dans certaines conditions de vent ou d’ensoleillement.

À suivre…

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