Année froide pour la France et légère reprise de l’activité économique ont fait rebondir la demande en électricité et en gaz en 2010. C’est ce qui ressort des bilans présentés respectivement par le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, RTE, et par son homologue gazier, GRTgaz.
Ainsi, la consommation d’électricité française a progressé de 5,5%, à 513,3 TWh (milliards de kWh), en données brutes, et dépasse pour la première fois les 500 TWh. Une hausse de la demande attribuée, pour deux tiers, aux mois très froids du début et de la fin de 2010. Corrigée des variations saisonnières, la demande augmente de 1,9%. Ce dynamisme est contrasté, signale cependant RTE.
Les ménages ont en effet consommé 7% de plus (2% en données corrigées du climat), tandis que l’industrie augmente ses besoins de 3,7% et ceux des PME-PMI, de 3%. Reste que c’est le signe d’une légère reprise. Après la crise, dont l’impact a été enregistré en 2009, la demande retrouve un taux de croissance proche de celui du PIB. La hausse de la demande est également particulièrement apparente en pointe. Trois records de consommation ont été battus en 2010, le dernier datant du 15 décembre, à 96 710 MW.
De même, pour le gaz, la demande sur le réseau de transport de GRTgaz a atteint 515,1 TWh, en progression de 13% par rapport à 2009 (456,8 TWh) et de 8,5% par rapport à 2008. La hausse de la consommation de gaz par les clients industriels raccordés au réseau (178 TWh en 2010) est la principale explication de cette augmentation. Ce sont notamment les nouvelles centrales à cycles combinés qui ont été mises en service en 2010 qui ont dopé cette demande. La capacité de production d’électricité à partir de gaz atteindra 5 000 MW au premier semestre 2011. Les livraisons aux réseaux de distribution (donc aux clients non industriels) progressent aussi, de 11,3%, par rapport à 2009, à 337,1 TWh.