Le parc éolien mondial pourrait septupler en moins de dix ans, prédisent les chercheurs du DEWI.
Les statisticiens de l’Institut allemand de l’énergie éolienne (DEWI) font le bonheur des promoteurs de ce type d’électricité. Publié il y a quelques semaines, leur dernier rapport présente des perspectives inédites. Partant des 94 000 MW installés sur la planète, les chercheurs du DEWI estiment que le parc éolien mondial pourrait atteindre 288 000 MW dès 2012, puis 718 000 MW en 2017. Et ce, grâce au quintuplement du nombre d’installations de turbines. De quoi fournir au secteur mondial un chiffre d’affaires de l’ordre de 100 milliards d’euros. L’Europe ? Elle compte passer de 129 000 MW installés en 2012 à 253 000 MW en 2017. Avec ses 27 247 MW installés, l’Allemagne y restera le chef de file, son industrie éolienne, forte de 80 000 salariés, contrôlant le tiers du marché mondial. Le pays des Grünen pourrait ainsi abriter 31 900 MW dès 2012 dont 3 800 MW ancrés en mer Baltique et mer du Nord. Son challenger ? L’Espagne, avec 15 145 MW.
L’offshore est bien sûr le nouvel horizon du vent. Rien qu’au large des Etats-Unis, le potentiel dépasse le million de mégawatts. Sur la partie orientale de l’Atlantique nord, les velléités sont plus modestes : pas plus de 3 000 à 4 000 MW par an, à terme. Parmi les champions de l’éolien maritime, les Britanniques et les Allemands estiment possibles d’installer plus de 30 000 MW, suivis, mais de très loin, par les Hollandais et Suédois. Outre-Rhin, certains experts envisagent qu’un tiers de la production d’électricité soit le fait d’aérogénérateurs en 2030. Un projet qui n’est pas irréaliste, à condition de résoudre les problèmes de raccordement au réseau.