L’amélioration du marché du gaz passe aussi par le développement du réseau de transport. En effet, l’accroissement du nombre d’opérateurs et de projets de raccordements (terminaux méthaniers, centrales à cycle combiné au gaz, interconnexions avec les réseaux adjacents) nécessitent d’accroître fortement les capacités de transport du réseau national.
« A terme, ces demandes pourraient se traduire par une augmentation des capacités d’entrée et de sortie d’environ 2 200 GWh/j, soit un accroissement significatif de plus de 65% des capacités commercialisées par GRTgaz », indique l’étude prospective, publiée par le gestionnaire du réseau de transport de gaz, le 8 octobre dernier.
Importants, ces développements de capacités annoncés représentent un investissement de 4 milliards d’euros, pour la période 2009-2018. Ils nécessiteront la pose de 1 600 km de conduites de gros diamètre et la construction ou l’adaptation de 20 stations de compression.
Dans le même temps, GRTgaz devra fiabiliser ou renouveler des installations, conformément à la réglementation. Cette obligation devrait coûter environ 2,5 milliards d’euros à la filiale du groupe GDF SUEZ d’ici à 2018.
Pour financer la réalisation de ces travaux, GRTgaz estime nécessaire de faire progresser, en moyenne, de 1,2 % par an, en monnaie constante, le prix du transport sur le réseau. Une proposition qui devra encore recueillir l’assentiment de la Commission de régulation de l’énergie avant d’entrer en vigueur.