Le gestionnaire du principal réseau français de transport de gaz a indiqué le 23 juin dernier, vouloir engager 5 milliards d’euros d’investissements sur la période 2008-2017, dont 2 pour accompagner les nouveaux terminaux de gaz naturel liquéfié (GNL).
La filiale de Gaz de France va investir 600 millions d’euros en 2008 et la même somme en 2009, contre 370 millions en 2007. Environ 2,5 milliards d’euros seront consacrés à l’amélioration de la fluidité du réseau. Concrètement, GRTgaz devrait réorganiser le transport de gaz dans le nord de la France, accroître la capacité de ses interconnexions avec l’Allemagne et la Belgique, et coordonner le transport dans le sud-ouest avec TIGF, qui contrôle les gazoducs de cette région. De nouvelles canalisations sont aussi prévues. Elles desserviront les futurs terminaux GNL de Dunkerque (Nord), d’Antifer (Seine-Maritime), du Verdon (Gironde), et Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône). Chacun de ces gazoducs aura une capacité de 9 milliards de mètres cubes par an. Par ailleurs, GDF prévoit aussi d’augmenter la capacité de son terminal à Montoir (Loire-Atlantique) de 2,5 à 6,5 mds de m3 par an. Au total, ces investissements permettront d’augmenter la capacité d’entrée sur le réseau français de transport de gaz de 80%, selon GRTgaz.
En outre, l’entreprise prévoit d’investir 500 millions d’euros pour dépolluer son réseau et réduire les émissions d’oxyde d’azote (un gaz à effet de serre), près de 300 millions d’euros pour raccorder au réseau les nouvelles centrales à cycle combiné (de gaz et vapeur), et 460 millions d’euros pour développer le réseau régional. Enfin GRTgaz entend consacrer près d’1,1 milliard d’euros à la sécurité de ses canalisations et à l’adaptation des équipements anciens.