Le modèle de développement de GDF SUEZ est « solide et robuste » a insisté Gérard Mestrallet, le Président-directeur général de GDF SUEZ, lors de la conférence de présentation des résultats financiers pour l’année 2009. Et ce malgré la crise économique mondiale, puisque le recul de la demande en énergie qui a pesé sur son chiffre d’affaires, n’a pas privé le Groupe de sa croissance.
En 2009, le coût de la crise se chiffre à 700 millions d’euros pour GDF SUEZ, soit 5% de l’Ebitda, lequel ressort en hausse de 0,9%, à 14 mds €. M. Mestrallet a surtout souligné que son Groupe possède « la meilleure structure financière du secteur » avec un taux d’endettement de 45,7% (-0,4 pt) et un cash flow libre multiplié par 2,3 en un an (à 9,6 mds €).
GDF SUEZ a en outre décidé de maintenir un haut niveau d’investissements, 10 mds € en 2010 et 2011. Ce qui va préserver également le développement industriel. Au total, 19 000 MW de capacités de production d’électricité étaient en construction à la fin 2009, pour un parc installé de 73 000 MW (+7% sur un an). De plus, le cadre réglementaire ayant évolué, il offre une meilleure visibilité pour la gouvernance du Groupe. L’extension de la durée de vie de trois réacteurs nucléaires belges, le nouveau mécanisme tarifaire en France, les échanges d’actifs avec E.ON et la cession de capacités de transport de gaz à l’entrée en France présentent un cadre plus favorable au Groupe.
Enfin, côté amont, l’activité exploration-production a progressé. La production d’hydrocarbures affiche une hausse de 3% en 2009, à 52,9 millions de barils équivalent pétrole et le niveau des réserves a progressé, à fin 2009, de 8 %, pour représenter 762,9 Mbep, des réserves qui, à 76 %, sont en gaz.