GDF SUEZ Trading a commencé à opérer sur les marchés de l’énergie début mai. La nouvelle filiale Trading du Groupe fusionne les activités de Gaselys et d’Electrabel Trading et conservera ses deux anciennes localisations, Paris et Bruxelles. Une « étape importante dans le processus d’intégration du Groupe » dans le cadre de la fusion Gaz de France/Suez, a souligné Jean-François Cirelli, Vice-Président, Directeur général délégué de GDF SUEZ.
La nouvelle entité compte près de 400 professionnels et est dotée d’un milliard d’euros de fonds propres. Filiale à 100% du Groupe, GDF SUEZ Trading est dirigée par Pierre Chareyre, ancien Directeur Corporate Groupe en charge de la Direction des investissements et des acquisitions. Le Groupe avait repris le contrôle à 100% de Gaselys en octobre dernier (voir Flash Énergie n°37). La création de cette nouvelle filiale dédiée aux marchés énergétiques (pétrole et produits pétroliers, charbon, gaz, électricité, émissions de CO2) devrait être complètement achevée d’ici à la fin de l’année.
La fusion des activités trading devrait permettre de capitaliser les atouts complémentaires des deux entités (le modèle de Gaselys centré « sur le client » et celui d’Electrabel centré « sur le portefeuille »). Mais elle permettra aussi de mieux répondre aux besoins du Groupe, le trading étant devenu un élément « indispensable » de la chaîne de valeur énergétique. L’Europe ne sera pas son seul terrain d’action, puisque GDF SUEZ Trading « poursuivra son développement (...) dans le monde grâce à des implantations locales », signale un communiqué rendu public à cette occasion. Un bureau est déjà ouvert en Asie. Aux Etats-Unis, elle devrait travailler avec International Power, dont 70% du capital sont détenus par GDF SUEZ.
Avec la fusion de ces deux entités actives sur les marchés depuis plus de dix ans, GDF SUEZ offre ainsi à ses clients un acteur du trading capable de répondre au plus près des besoins, quelle que soit la demande. C’est ainsi la garantie de pouvoir faire des offres de services adaptées sur tous les marchés de commodités afin d’optimiser soit ses consommations d’énergie, soit ses rejets carbonés.