Gérard Mestrallet, Président-Directeur Général de GDF SUEZ, a profité de la tribune offerte par le Congrès du gaz, à la mi-septembre à Paris, pour rappeler la stratégie du Groupe et donner sa vision du monde de l’énergie.
A cette occasion, Gérard Mestrallet a rappelé que le Groupe, un leader mondial de l’énergie, dispose d’un portefeuille d’environ 1 200 TWh (soit 110 milliards de m3). Cette présence est d’autant plus forte que le Groupe est présent sur l’ensemble de la chaîne du gaz naturel, actif tant dans la production, le transport (gazoducs et GNL), la distribution que la vente. Cette diversité s’accompagne d’une internationalisation croissante des activités du Groupe, notamment dans les pays émergents à forte croissance. Néanmoins, a-t-il souligné, cette stratégie « s’appuie sur des activités européennes domestiques puissantes, dont il faut consolider la base. »
G. Mestrallet a ajouté que « l’ouverture des marchés, qui a mis un terme aux entreprises nationales mono-produit, ne doit pas se traduire par une sur-régulation des marchés. Il existe aujourd’hui des incertitudes structurelles, mais aussi régulatoires, voire fiscales ».
Ainsi, « en Europe aujourd’hui, l’investissement est en panne hors la production d’électricité d’origine renouvelable, subventionnée, et les activités régulées. » Cette difficulté à investir aujourd’hui, dans un secteur où les projets se font sur le long terme, « pourrait se traduire un jour par une sous-capacité. »
Même si, a-t-il concédé, « ce n’est pas le cas aujourd’hui, à cause de la crise de 2009, qui a réduit la demande ».
Enfin, le Président-Directeur Général de GDF SUEZ à évoqué plusieurs facteurs d’incertitudes : les brusques changements de politiques notamment en matière de renouvelables, les contraintes toujours croissantes sur les marchés de l’énergie, qu’il s’agisse de la production ou de la commercialisation, ou encore les gaz de schistes dont les réserves seraient potentiellement très importantes.