Un an après son lancement, la bourse française du gaz s’est enrichi de nouveaux membres. Ces dernières semaines, cinq nouvelles compagnies ont démarré leur activité sur le marché organisé : Electrabel GDF SUEZ, Enel Trade, E.ON Energy Trading, Rhodia Energy et Statkraft Energi.
Désormais, 22 entreprises sont connectées à la plate-forme hexagonale de négociation. Elles devraient prochainement être rejointes par dix autres sociétés, dont les dossiers d’admission sont en cours d’examen.
Depuis le 1er janvier 2009, 1 921 GWh ont été négociés sur Powernext Gas Spot et 11 830 GWh sur Powernext Gas Futures. Ces volumes, notamment sur le marché spot, sont appelés à croître. Publiée le 12 octobre, une décision de la Commission de régulation de l’énergie (CRE) autorise, en effet, GRTgaz à traiter directement sur Powernext Gas Spot. Le gestionnaire de réseau de transport pourra donc avoir recours à la bourse du gaz à partir du 1er décembre 2009 afin de couvrir une partie de ses besoins d’équilibrage journalier.
D’autres événements devraient améliorer considérablement la liquidité du marché de gros français du gaz. Après plusieurs années de travaux, le terminal de Fos-Cavaou (qui appartient et sera exploité par Elengy, filiale du Groupe GDF SUEZ) devrait être inauguré au printemps prochain. Avec une capacité de stockage de 330 000 m3 de gaz naturel liquéfié (GNL), il disposera, à terme, d’une capacité d’émission de 8,25 milliards de m3 de gaz naturel par an. Par ailleurs, la France devrait mettre en service de nouvelles interconnexions gazières avec l’Espagne et l’Allemagne.
Enfin, la mise à feu de plusieurs centrales à cycle combiné gaz (CCCG) est annoncée pour les prochaines semaines.