Fin juin, l’autorité avait sommé l’opérateur historique de faire de nouvelles offres aux fournisseurs alternatifs dans les deux mois pour permettre une « concurrence effective » sur le « marché de détail » (voir Flash Energie n° 9, juillet 2007). En juillet, la proposition en réponse au recours d’un opérateur indépendant, a été jugée suffisamment « sérieuse » pour lancer des tests sur le marché. Le Conseil de la concurrence juge en effet que la réponse de l’opérateur historique favorisera le développement de la concurrence. Qu’en est-il : la formule repose sur une offre sur 10-15 ans, pour permettre aux fournisseurs alternatifs d’avoir accès à 10 TWh /an à un prix attractif, via un « droit de tirage » sur 1 500 MW pendant la durée du ou des contrats. Si le cas du fournisseur ayant déposé le recours est traité également par cette formule, l’offre de l’opérateur historique sera ouverte à tous les fournisseurs présents en France. Le prix proposé vise à « couvrir le coût de développement du nucléaire » (EPR), donc, devrait atteindre, en moyenne sur toute la période autour de 46 €/MWh, selon les données connues. Néanmoins, l’objectif étant d’ouvrir la porte à des fournisseurs alternatifs pour qu’ils puissent être actifs sur le marché de détail (tarifs « bleus »), l’offre de l’ex-monopole se divise en deux parties. Sur les trois ans de 2008 à 2010, l’électricien propose un prix fixe. Deuxième temps, à partir de 2011, un système d’enchères à terme (équivalent aux VPP, ou droits de tirage) fixerait le prix payé par les impétrants sur le marché.