Le bilan de la conférence de Copenhague n’est pas aussi catastrophique qu’annoncé.
Certes, les diplomates des 193 Etats représentés n’ont pas adopté, mi-décembre, de cadre réglementant la lutte contre le changement climatique après 2012 (échéance du protocole de Kyoto). Mais l’histoire ne s’arrête pas pour autant. Dans un texte « pris en compte » par les délégués de la conférence, l’ONU détaille les points positifs actés lors de la conférence.
Pour la première fois, la communauté mondiale s’impose de limiter à 2°C la hausse de la température moyenne globale par rapport à l’ère pré-industrielle. Sachant que la colonne de mercure est déjà montée, en moyenne, de 0,7°C (et de 0,9°C en France !), il n’y a plus un instant à perdre. Raison pour laquelle, les Etats industrialisés et les grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Mexique, Indonésie) devront publier, avant le 1er février, leurs objectifs de réduction d’émission de gaz à effet de serre et les moyens qu’ils mettront en œuvre pour réduire leur empreinte carbone.
Autre acquis : les pays les plus riches (dont la France) se sont engagés à débloquer 30 milliards de dollars, d’ici à 2012, pour aider les pays les plus vulnérables à se préparer aux conséquences du changement climatique. Ce montant sera porté à 100 milliards de dollars par an, à l’horizon 2020.
L’arsenal anti carbone s’est enrichi. Ces prochaines années, les grands pays forestiers (Brésil, Afrique centrale, Indonésie, Scandinavie) qui maîtriseront la déforestation pourront émettre des crédits carbones cessibles à d’autres nations. Une façon de financer la lutte contre la déforestation, responsable de 20% des émissions de CO2 anthropiques.
En dépit du chaos qui a marqué les dernières heures du sommet danois, les discussions multilatérales se poursuivent. Les négociateurs se retrouveront, mi-juin, à Bonn. Ils devront rédiger une nouvelle proposition d’accord international qui pourrait être adopté lors de la prochaine conférence climatique, à la fin de l’année à Mexico.